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Le Cameroun accusé de violation du droit international.

Dans le cadre du droit international, il ne faut renvoyer un réfugié dans son pays d’origine sauf si cette personne en a fait le choix volontairement pense Volker Turk assistant du Haut Commissaire pour la protection du HCR.
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07/12/2017 - 11:02
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Tobie-Rodrigue Atangana
Journaliste

Le Cameroun est aujourd’hui à la croisée des chemins. Ecartelé entre une économie sans cesse en décrépitude et une guerre contre boko haram qui ne s’apaise, ce pays d’Afrique Centrale doit faire face à une crise humanitaire dont il est accusé de violation du droit international sur ses frontières avec le Nigéria. Dans le dossier spécial du 12juillet 2017 que Radio France Internationale consacre au sort des réfugiés nigérian du camp de Minawao, il ressort clairement que le Cameroun soumet les congénères nigérians en quête de sécurité à l’Extrême Nord à des conditions inhumaines, dans le seul but de les décourager à venir au Cameroun. Quelques approches selon toute vraisemblance, pourraient amèner à penser que le Cameroun est sous pression d’un acharnement de la quasi-totalité de la communauté internationale. La guerre contre boko haram, pas plus que son économie en récession ne lui ont jamais permis de bénéficier de la part cette communauté internationale, des circonstances atténuantes. C’est par et dans le cadre du processus de contingentement des flux de réfugiés que le Cameroun espère maitriser les infiltrations de la nébuleuse terroriste boko haram. De plus, les calculs budgétaires devant permettre à la fois un meilleur encadrement non seulement de ces réfugiés, mais aussi la poursuite et la mise en œuvre de ses politiques publiques, renforcent la méfiance de l’Etat du Cameroun. Avec une économie qui se dégrade, il est difficile pour ce pays de faire face à ses responsabilités et engagements internationaux. L’image « Cameroun terre d’accueil » fièrement arborée est sérieusement entamée. Comment en est-on arrivé là ? il serait naïf de penser de façon univoque à une pression de la communauté internationale. Le ponctionnement des ressources publiques par l’avant-garde administrative guidée par l’orientation politico-historique n’a pas donné les meilleures chances au Cameroun d’opposer une résilience à toute épreuve aux situations de crise majeures. Les bonnes leçons à tirer de cette expérience somme toute malheureuse sont entre autres l’évidence selon laquelle, à chaque époque correspond un type de pensée particulier. L’époque actuelle semble ne pas s’accommoder avec la pensée féodale d’exclusion et de monopole.

                                                                                         Rodrigue-Tobie Atangana

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