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le ramadan et le vivre ensemble au Cameroun

Le coordonnateur général du conseil des imams et dignitaires musulmans du Cameroun le Docteur Moussa Oumarou donne le sens du ramadan dans une interview réalisée par nos confrères de Cameroon Tribune.
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05/29/2017 - 12:30
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Tobie-Rodrigue Atangana
Journaliste

Interview: Dr Moussa Oumarou: « Le Ramadan doit renforcer le vivre-ensemble »

Monsieur le coordonnateur, dans quel état d’esprit les leaders religieux musulmans et fidèles accueillent-ils ce mois de Ramadan ?

De manière générale, les musulmans, les imans et autres dignitaires religieux entendent débuter le mois du Ramadan dans la sérénité et la piété. Vous savez que, dans son fondement spirituel, le Ramadan est un mois de profonde adoration, de grande spiritualité et de pratiques de bonté envers sa communauté. C’est un mois de prières et d’adoration. On cultive la tolérance, l’amour, le pardon, la réconciliation avec soi et avec son prochain. C’est une période où le vivre-ensemble et l’unité doivent être au centre de toutes les actions du musulman. On doit multiplier des actions de bienfaisance, accentuer la lecture du Saint Coran, être assidu dans les lieux de prière. Toutes ces actions sont porteuses et fructueuses en ce mois. Le jeûne a deux volets, à savoir le volet visible lié à l’alimentaire ou le fait de s’abstenir de manger et de boire. Mais, il y aussi le volet spirituel qui permet aux fidèles de se rapprocher de leur Créateur. Et ces deux volets vont de pair. Le mois du Ramadan est donc un mois de vertus pour tout musulman.

Vous parlez de vivre-ensemble et d’unité, au lendemain de la célébration de la fête nationale. Est-ce que cela a une signification particulière pour le musulman en cette période ?

Naturellement. Le contexte dans lequel ce mois intervient est particulier. Au regard de ce que notre pays a vécu ces derniers temps, à savoir les soulèvements dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, qui ont menacé la paix et l’unité nationale, il est important que nos prières soient multipliées dans le sens de la consolidation de cette unité. Car, sans la paix et la stabilité, aucun culte n’est possible. Aucune initiative de développement ne peut aboutir. Le musulman doit donc œuvrer sans cesse pour l’unité et la concorde dans notre pays. Nous devons accompagner l’Etat dans son combat pour la paix au Cameroun. C’est pour cela que le CIDIMUC a régulièrement organisé des prières pour appeler à la victoire de nos forces de défense sur Boko Haram. Je voudrais profiter pour remercier les pouvoirs publics pour toutes les mesures prises pour garantir la concorde, le dialogue et la paix au Cameroun. Le chef de l’Etat a, par exemple, créé et nommé les membres de la Commission pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme. C’est une entité importante parce que les religions sont aussi porteuses et vecteurs de cultures.

                                                                         Propos recueillis par Azize MBOHOU

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