×

Message d'erreur

User warning : The following module is missing from the file system: entity_translation. For information about how to fix this, see the documentation page. dans _drupal_trigger_error_with_delayed_logging() (ligne 1143 dans /home/io2shnni/public_html/includes/bootstrap.inc).

Onglets principaux

Santé

Santé : « Ce n’est pas une obligation d’être maman ! »

Bernard-Michèl a perdu ses jumeaux il y a Cinq ans de suite à une grossesse gémellaire qui s’est compliqué au Cinquième mois. Aujourd’hui la jeune femme garde un souvenir amer. Elle s’est cependant résolue à ne plus enfanter après sa mésaventure
1 lectures aujourd'hui
2,207 vues
07/11/2017 - 17:39
0
Ingrid Maliago
Redactrice Cameroun Online

Rayonnante, jolie et souriante, Bernard-Michèl ne cache pas sa joie de vivre, même si en 2012 sa vie a basculé. Quelques mois après son mariage, Bernard Michèl  tombe enceinte. Mais elle n'avait jamais imaginé qu'au bout de cinq mois de grossesse, elle connaitra quelques complications : « j’ai eu une grossesse gémellaire qui s’est compliquée à cinq mois à peu près et j’ai perdu mon premier fils à ce moment-là » raconte-elle avec amertume.

Un moment difficile qui ne sera pas de tout repos pour la future maman qui devra se battre pour mener à terme le second enfant resté dans son ventre. « Chaque semaine je recevais des injections qui empêchaient mon col de s’ouvrir ; mon alimentation était très surveillée et J’ai eu beaucoup d’écographies. Mes écographies mensuelles n’ont pas signalé de problème. » poursuit-elle.

Le suivi drastique des médecins va lui donner une lueur d'espoir : celui de mettre au monde le second enfant resté dans son ventre. Mais celui-ci va vite s'effriter. « J'ai finalement accouché par césarienne et ce n’est qu’à l’accouchement qu’on s'est rendue compte que mon fils était en position de siège et que son cordon l’a étouffé ». Laisse-t-elle entendre.

 Très faible mais en vie, le dernier fils de Bernard-Michèle se battra trois jours et trois nuits pour survivre ; mais en vain. Son histoire n'est pas un cas isolé car beaucoup de familles camerounaises perdent au quotidien des nouveaux nés de suite d’asphyxie. Une situation qui n'a pas laissé indifférents les autorités en charge de la santé au Cameroun

 Des actions prises mais insuffisantes

Au pays des Lions Indomptables, 25% des nouveau-nés meurent à la naissance de suite d’asphyxie. Cette cause directe de mortalité néonatale et infantile est suivie par les infections ; la prématurité ; l’hypothermie et les males formations congénitales ; à cela s’ajoute aussi les diarrhées et la malnutrition.

  Pour pallier à cette situation le ministère de la santé public du Cameroun a mis en place depuis 2013, la formation des sages-femmes ainsi que le programme national multi sectoriel de lutte contre la mortalité maternelle néonatale et infanto juvénile (PLMI) crée par arrêté du premier Ministre. IL est question à travers ce programme d’identifier les interventions à très haut impacts pour la réduction de la mortalité maternelle néonatale et infanto juvénile, et de mobiliser les ressources internes et externes pour mener à bien ses actions.

Parmi les interventions à haut impact, les plus efficaces initiées par le PLMI, on a la formation du personnel à de bonnes consultations prénatales recentrées, aux soins essentiels du nouveau née et à la prise en charge obstétricaux et néonataux essentiels d’urgence. En sus s’ajoute la planification familiale.

Depuis sa création, le programme national multi sectoriel de lutte contre la mortalité maternelle néonatale et infanto juvénile (PLMl) mobilise des ressources pour équiper des hôpitaux car les cas d’asphyxies ou de césariennes   sont liés au manque d’équipement.

A côté de cela d’autres actions sont mis en place comme le programme élargie de vaccination, «ce programme a permis de réduire la mortalité néonatale et infantile de 40% car lorsque les vaccins  sont bien administrés  les infections tueuses ont largement diminues à l’instar de la coqueluche ; la rougeole ; la diphtérie, toutes ses maladies sont devenues rares et par conséquent beaucoup d’enfants survivent » nous fait savoir docteur Noel Vogue en service au programme de lutte contre la mortalité  maternelle néonatale et infanto juvénile.

 L’une des dernières actions prise par le gouvernement pour diminuer ce phénomène qui prend de l’ampleur est la Surveillance et la Revue. Il sera désormais question pour chaque camerounais se trouvant même dans les tréfonds de signaler tout décès de nouveau-nés dans la formation sanitaire la plus proche. Cette opération permettra d’investiguer afin d’empêcher les prochains cas.

Toutes ses actions de l’Etat du Cameroun aujourd’hui passent comme un léger vent aux oreilles de Bernard-Michèle qui après la perte de ses jumeaux a divorcé de son époux .la Journaliste d’une trentaine d’années, s’épanouit pleinement désormais grâce à son métier. Michelle anime chaque semaine une émission programme baptisé « je suis Isis ». Avec ses invités, en majeur partie des femmes, elles débattent sur des sujets liés à l’épanouissement de la femme et de famille au sein de la société.                   

                                          

 

Pour la jeune journaliste : « On ne remplace pas un bébé, je pense qu’il faut faire parce qu’on le veut et non pour calmer sa douleur. Ce ne sont pas des poupées mais des êtres qui ont besoin de notre amour et dévouement ». Raison pour laquelle elle ne compte plus enfanter, du moins pas pour l’instant.

Ingrid Maliago

Étiquettes: