Onglets principaux

Société

Cameroun : 160.000 déplacés internes, du fait de la crise anglophone (ONU)

Au moins 160.000 personnes ont fui les violences entre armée et sécessionnistes, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, selon un rapport de l’ONU, rendu public ce mardi, 15 mai 2018.
10 lectures aujourd'hui
601 vues
05/15/2018 - 18:32
0
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Au Cameroun, la situation sécuritaire dans les régions à majorité anglophone du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, n’est pas au beau fixe.

En plus d’entrainer la mort de dizaines de soldats camerounais, et davantage du côté des civils, la crise dite « anglophone » fait également des victimes au sein des populations de ces régions. L’ONU interpelle sur les conséquences de ce conflit armé de basse intensité.

Selon l’ONU En effet, au moins 160.000 personnes ont dû fuir leur logement dans les régions anglophones du Cameroun en raison des violences liées au séparatisme anglophone, indique dans un communiqué rendu public ce mardi, Bureau de coordination des Affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies.

Les arrondissements de Mamfe et Kumba dans la région du Sud-Ouest semblent être les plus touchées par cette vague de départs forcés.

« La majorité des déplacés a fui dans la brousse avec peu pour survivre. D’autres sont hébergés par des communautés locales qui font également face à des conditions de vie défavorables », indique le communiqué de l’organisme onusien.

En plus de ces milliers de déplacés internes, d’autres, fuyant les combats, ont traversé la frontière pour trouver refuge au Nigéria voisin.

En effet, le HCR  a enregistré plus de 20.000 réfugiés camerounais au Nigéria, selon un rapport de Mars 2018. De son côté, l’agence nigériane de gestion des urgences a dénombré environ 34.000 personnes ayant trouvé refuge au Nigeria voisin dans l’Etat de Cross River.

« Comme dans tout scénario de conflit armé, la population civile paie les conséquences de la violence, de l’insécurité et de la peur », a indiqué à l’AFP, en début de semaine, Alberto Jodra Marcos, chef de mission de l’ONG Médecins Sans Frontières-Suisse au Cameroun.

Étiquettes: