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Cameroun : Le Gouvernement renforce la sécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour assurer une bonne rentrée scolaire

Un déploiement de 400 gendarmes supplémentaires dans ces régions a été ordonné depuis ce samedi 26 aout 2017, afin de sécuriser la rentrée scolaire prévue pour le 4 septembre prochain. Une mesure préventive contre les menaces de violences et d’insécurité qui planent sur ces régions du pays.
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08/28/2017 - 18:22
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

La détermination du Gouvernement camerounais à assurer une bonne rentrée scolaire sur le toute l’étendue du territoire national est clairement affichée. Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à une crise sécuritaire depuis Octobre 2016, bénéficient d’une attention toute particulière. En plus des quelques 959 policiers et gendarmes déjà en poste dans ces régions pour sécuriser les populations, un contingent de 400 éléments supplémentaires sont déployés sur zone depuis samedi.

Selon des sources, l’opération lancée sur hautes instructions du Chef de l’Etat Paul Biya et baptisée « OPS SERESCO 17/18 », devrait durer 128 jours, pour un cout total d’environ 500 millions de F CFA. L’objectif affiché est d’enrayer les menaces des groupuscules qui veulent saboter la reprise des cours dans les établissements scolaires et porter atteinte à la stabilité de ces régions.

Ces derniers temps déjà, des écoles ont été incendiées dans les villes de Bamenda et Buea par des activistes non identifiés. De quoi créer la psychose au sein des populations en cette veille de rentrée scolaire. Mais, si les auteurs de ces actes de vandalisme à la limite du terrorisme ne sont pas clairement identifiés, on les attribue aux mouvements sécessionnistes qui ont fait leur nid dans ces régions. Leurs membres prônent l’instauration de villes mortes et le boycott de la rentrée scolaire pour forcer le gouvernement à céder à leurs revendications fédéralistes et même sécessionnistes.  

Début aout, le porte-parole du gouvernement Issa Tchiroma Bakary, informait l’opinion nationale qu’une « cellule terroriste » avait été démantelée par les forces de sécurité, ainsi que la découverte d’un bunker contenant des armes dans la localité de Mbengwi (Nord-ouest). L’exploitation des 5 « terroristes » arrêtés les 2 et 3 aout avait alors permis de découvrir qu’ils projetaient de « perpétrer des attaques contre les forces de défense et de sécurité, des responsables militaires et des autorités administratives du pays ».

Face à ce climat d’insécurité, certains parents préfèrent quitter ces régions « à risque » pour inscrire leurs enfants dans les autres régions du pays. Déjà, l’année scolaire précédente a été interrompue pendant plusieurs mois à cause des violences dans ces zones du pays du fait des manifestations des enseignants et des avocats d’expression anglophone. Des revendications ensuite récupérées par des activistes sécessionnistes.

C’est donc en toute responsabilité que les autorités prennent les mesures sécuritaires qui s’imposent pour enrayer les menaces sécuritaires et assurer la reprise effective des cours dans ces régions et le bon déroulement de l’année scolaire.

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