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Cameroun : Les évêques demandent une enquête sur le meurtre d’un prêtre dans le Sud-Ouest

En conclave à Yaoundé le 07 aout 2018, les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun ont réclamé l’ouverture d’une enquête sur l’assassinat d’un prêtre catholique, le 21 juillet 2018, dans le Sud-Ouest où Armée et groupes séparatistes s’affrontent.
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08/09/2018 - 15:24
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Au cours d’un conclave mardi 07 aout, les membres du comité permanent de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC), ont condamné le meurtre de l’Abbé Alexandre Nougui Sob, prêtre catholique tué par balles, le 21 juillet dernier, dans la localité de Muyuka, près de Buea, dans le Sud-Ouest du pays.

« Nous demandons que les enquêtes soient faites par les autorités compétentes pour que les coupables de ce crime abominable répondent de leur acte devant les juridictions compétentes », a indiqué la CENC dans un communiqué.

Celui qui était, jusqu’à sa mort, Curé de la Paroisse de Bomaka, est sans doute une victime collatérale de la guerre de sécession qui embrase les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun depuis fin 2017.

Quelques témoignages révèlent que le prélat s’était retrouvé au milieu de tirs croisés entre des éléments des forces de défense et de sécurité camerounaises et des combattants armés, appartenant à des groupes séparatistes présents dans la région.

Mais le mystère demeure toujours sur l’auteur de sa mort. Cette enquête, si elle était ouverte, pourrait permettre de faire la lumière sur les circonstances réelles de sa mort.

Ce n’est pas la première fois qu’un membre de l’Eglise se retrouve en danger dans cette région du pays. En avril dernier, des séparatistes anglophones ont enlevé nuitamment le Révérend Williams Neba. Quatre individus armés s’étaient alors sont introduits dans le presbytère, vers 3h (heure locale) avant de kidnapper le principal du Collège Catholique Saint Bede’s de Bamenda.

Le prélat avait pu être libéré quelques jours plus tard.

La situation sécuritaire tendue dans ces régions du Cameroun inquiète l’Eglise Catholique camerounaise. Mi-mai, les évêques avaient lancé un « cri de détresse » en direction des parties au conflit, pour que cessent les violences et qu’un cadre de dialogue soit définit.

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