Onglets principaux

Société

Crise anglophone : Des membres de l’Eglise, dont 3 évêques, convoqués au tribunal !

Six responsables de l’Eglise catholique, parmi lesquels 3 évêques, vont comparaitre ce vendredi 21 avril 2017 devant le Tribunal de Première Instance de Bamenda.
0 lectures aujourd'hui
2,243 vues
04/18/2017 - 14:30
0
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Représentés par maitre Achu Julius Ngu, avocat au barreau, un groupe de deux parents dont les enfants sont inscrits dans des écoles catholiques de Bamenda, a décidé d’ester en justice contre des responsables de l’Eglise et de ces écoles catholiques qu’ils accusent d’avoir participé à la réussite de la grève des cours dans la région et de n’avoir pas encouragé les élèves à reprendre le chemin de l’école. Les deux parents qui seraient des officiers de l’Armée camerounaise, reprochent aux responsables de ces écoles de n’avoir pas dispensé à leurs enfants les cours pour lesquels ils ont reçu les frais de scolarité. Par le biais de leur avocat, ils réclament la somme de 150 000 000 de francs CFA en guise de réparation des dommages qu’ils estiment causés. Ainsi, a été délivrée la semaine dernière aux mis en cause, une citation directe à comparaitre devant le Tribunal de première instance de Bamenda. Des accusés au rang desquels on retrouve, L’Archevêque de Bamenda Cornelius Fontem Esua, son auxiliaire Michael Bibi, l’évêque du diocèse de Kumbo Georges Nkuo, et le principal du collège sacré cœur de Mankon.

L’Eglise Catholique crie au scandale et dénonce un acharnement

Les prélats ont réagi aux accusations portées contre eux et dont ils se défendent fermement. Ils déclarent n’avoir jamais fermé les écoles, ni empêché les élèves de s’y rendre.  Leur avocat, maitre Richard Ndé, a confié à nos confrères de RFI que « Le procès (...)est un peu politique parce qu’au fond on a rien dans nos dossiers. Il n’y a rien de concret. Il n’y a que l’intérêt de l’argent et l’aspect politique (...). »

Dans le meme ordre d'idées, le président de la conférence épiscopale nationale, Mgr Samuel Kléda, a estimé que ces accusations sont infondées. Dans la mesure où l'Eglise ne saurait être taxée de quelque responsabilité que ce soit dans la crise sociale que traverse le Cameroun, et notamment, celle qui a cours dans la région anglophone, puisqu’elle n’a pas été à l’origine de la grève. Il a par ailleurs rappelé que les écoles catholiques n’étaient pas les seules qui étaient restées fermées durant la grève. Il s’est donc offusqué de ce que malgré cet état de choses, seules les écoles confessionnelles sont mises en cause, et pas les autres. « L’Eglise catholique n’a pas commencé la grève et ne peut pas être accusé aujourd’hui d’empêcher les étudiants d’aller à l’école », a-t-il déclaré ; tout en concluant qu’il appartient désormais à la justice de trancher l’affaire et de rendre justice.

Au Tribunal de première instance de Bamenda donc de dire le droit, et le bon !

 

Lire : Bamenda : Diviser pour mieux piller ?   

Bamenda/Buéa : « …Tu veux aller à l’école ? Nous allons tous vous tuer !” »

Rentrée scolaire 2017 : Bamenda boude.

©Michael BIYA


 

 

Étiquettes: