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La vente d’armes interdite dans 6 régions du Cameroun

Dans un communiqué rendu public ce jeudi, 05 avril 2018, le ministre camerounais en charge de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji a annoncé l’interdiction, « jusqu’à nouvel ordre », de la vente des armes de chasse et de protection ainsi que de leurs munitions dans 6 régions du...
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04/07/2018 - 09:58
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Les régions concernées par cette interdiction sont celles de l’Adamaoua, du Centre, du Littoral, de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. En plus de cette interdiction, le MINAT a prescrit aux autorités locales la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, de toutes les armureries ouvertes dans lesdites régions ainsi que l’inventaire exhaustif des stocks d’armes et de munitions disponibles à date dans les armureries, mais également des diverses commandes en cours ou en instance.

D’après Paul Atanga Nji, cette décision est due à la prolifération des armes en circulation, et de leurs munitions, sans contrôle. D’où la nécessité de réguler cette activité, et d’assurer la sécurité des populations.

Pour le Secrétaire permanent du Conseil National de Sécurité, l’heure est à l’urgence et à la régulation. D’après lui, plusieurs individus possèdent des armes à feu, modernes ou de fabrication artisanale, sans la moindre autorisation. D’autant plus que leur nombre est « largement supérieur à celui des autorisations dûment accordées par les autorités compétentes », indique-t-il.

Poursuivant, le MINAT précise que « cette situation est davantage aggravée par le fait que, contrairement à ce que prescrit la loi, les responsables des différentes armureries ne tiennent pas toujours, de manière systématique, des fichiers numériques et physiques devant permettre de retracer toutes les opérations qu’ils ont effectuées. »

Aussi, Paul Atanga Nji rappelle que des sanctions administratives et pénales existent contre les détenteurs d’armes à feu modernes ou de fabrication artisanale et ne disposant pas d’autorisation. Ceux-ci sont invités à les déposer auprès de l’autorité administrative territorialement compétente, dans un délai maximum de 30 jours.

Quant à ceux qui détiennent des autorisations d’achat et de port d’armes en circulation, sont appelés à se faire identifier à nouveau auprès de l’autorité compétente. Ceci devant permettre de lutter contre les détenteurs de fausses autorisations de ports d’armes.

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