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Restauration- Cameroun : Les safous au plaisir du palais

Depuis le début de cette période estivale plus un pas dans les rues de la capitale politique sans découvrir ces restaurants en plein air où se régalent de nombreux Yaoundéens. Le menu du jour : Safous, Plantains murs et Maïs.  
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07/21/2017 - 17:32
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Ingrid Maliago
Redactrice Cameroun Online

Nous sommes au quartier longkak près du commissariat du 5ième arrondissement il est 13h, Jules et Sylvie s’arrêtent brusquement devant le foyer de braise de ma'a yossa. « On allait à la pause et cette magnifique odeur de safous braisés a fait en sorte que l’on s’arrête »; ça fait bientôt deux ans que ma’a yossa est installée près du commissariat du 5ième arrondissement. Tous les jours et ce durant la période des vacances elle soumet ses mains à l’épreuve du feu ; braise de safous communément appelé « prunes », plantan et maïs n’ont plus de secret pour elle.

Le coût de ce régal de fortune varie entre 50 francs cfa et 100francs cfa, Jules et Sylvie ont consommés chacun des safous et des Plantains pour une valeur de 500 francs.

« Tous les jours je m’arrête ici pour manger ces safous ils sont de très bonnes qualités parfois je me surprends en train de manger pour une somme de 400francs cfa » déclare Patrick en savourant avec appétit un bout de safou.

Chaque semaine Ma'a yossa fait une recette de 30.000 francs cfa, et 50.000 francs cfa. Un montant qui lui permet de préparer avec sérénité le rentrée de ses deux enfants fréquentant les collèges de la place.

Le safou est un fruit d'Afrique tropicale et équatoriale. Il existe plusieurs variétés, le safou se distingue par la variété de ses couleurs d'un fruit à un autre, du rose clair au bleu marine en passant par le bleu ciel, le noir et le violet. Il renferme un noyau. La chair du safou est souvent grasse parfois acide.

Au Cameroun ce commerce périodique est pratiqué par une grande partie de la population et même les vacanciers âgés entre 8 ans et 16 ans s’y livrent à cœur joie car ça leur permet d’assurer leur rentrée scolaire (ou du moins une grande partie) ainsi que de subvenir à leurs petits besoins.

Ingrid Maliago

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